mercredi 28 avril 2010

la petite robe d'été mode D.I.Y



D.I.Y, l'acronyme de "Do it yourself", ("Fais le toi toi-même") a une résonance profonde lors des fins de mois étriquées. Rien de tel que l'élan créatif, imaginatif pour sauver la mise. En terme de mode, l'alternative futée pour remplumer sa garde de robe Printemps-Eté est de choisir son tissu chez un grossiste et de confectionner soi-même sa robe ou auprès d'une couturière. La boutique, autrefois le magasin Tissu Olivier, située à deux pas de la gare Lebas à Roubaix, ne manque pas de répondant aux apprenties couturières ou aux chevronnées de la machine à coudre. La boutique (vue d'intérieur) croule sous les rouleaux de tissus dont 90% sont européens. Mohamed Taieb ,grossiste, rachète des stocks de fabricants et de créateurs locaux et belges... Tous les quinze jours, de nouvelles pièces arrivent et s'ajoutent à la panoplie de tissus en soie imprimée (7,50 E le mètre), en lin belge (6 E le mètre), en toile unie (5 E le mètre), jersey et licra (3,50E)... et même du coton japonais. Si les idées sont floues, M. Taieb vous conseillera gentiment les tissus les plus adéquats à vos projets type une toile noire pour un décor de théâtre, des chemises grand-pères pour un costume de scène ou la fameuse robe d'été! Dentelles, tissus brodés ou fleuris et crêpe de soie impulseront la folie des tissus et l'envie de "claquer" sa robe D.I.Y dès le rayon de soleil venu.
Boutique au 41 rue du chemin de fer, à Roubaix, à 50m du Metro Roubaix gare. Tel: 09 61 37 25 80. Ouverture du lundi au vendredi, de 14h à 18h00.

mercredi 21 avril 2010

le cupcake ou le whoopie?

Le cupcake peut tirer la tronche! Les New-yorkaises le snobent depuis peu pour le whoopie, un gâteau qui se range dans la famille des Oréos. Mi cookie, mi cupcake pour sa petite dimension, le whoopie prend le devant dans les pâtisseries Londoniennes et New-Yorkaises. Cousin éloigné de l'Oreo, le whoopie est un petit sandwich sucré, à deux faces biscuitées qui coincent une crème au beurre vanillée!

La Magnolia Bakery, célèbre salon de thé de la Grande Pomme depuis un épisode de Sex and the City, où Sarah Jessica Parker y mange un cupcake...a même lancé sa propre gamme de whoopie pies, garnies de crème au sirop d'érable. La disgrâce du cupcake se manifeste par la diversité de ces gâteaux aux couleurs acidulées et des parfums et son exportation au Royaume-Uni! Les pro-whoopie apprécient le whoopie pour son apparence plus saine, plus virile, moins pompeuse que le cupcake affublé de fioritures ridicules et de nappages outranciées. Certains trouvent même plus facile de manger un whoopie qu'un cupcake...L'argumentation fleure bon la mauvaise foi! Tout dépend si l'on mange un whoopie comme un oreo, c'est à dire en décollant les deux faces pour le tremper dans un verre de lait! Trop snob, maniéré le cupcake est enterré dans le journal londonien du Times: "the cupcake is dead, long live the whoopie!"
http://www.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/food_and_drink/real_food/article7097540.ece Le whoopie, crée dans les années 20 par les femmes des fermiers Amish, retrouve un second souffle. Espérons néanmoins que les scénaristes de Sex and the city 2 aient pensé au cupcake pour le réhabiliter et relancer sa cote de popularité! God bless the cupcake...

vendredi 16 avril 2010

Qui sera l'élu des foodies anglais?










A 3 semaines des élections legislatives,
les candidats sont scrutés ainsi que leur assiette!
Les candidats ont bien compris le poids électoral des foodies, les amoureux de la cuisine. La moindre faute de goût risquerait de peser lourd dans le choix de cette communauté désormais courtisée. David Cameron, le leader conservateur peut se mordre les doigts lors de son passage dans une industrie du pain à Bolton. Devant l'assemblée d'employés de Bolton , le candidat avouait, le sourire aux lèvres, avoir sa propre machine à pain. Un aveu aussi vite accueilli sous les sifflets.. le couac du candidat est tombé comme un soufflé net. Cette tendre image de l'homme derrière les fourneaux, que Samantha Cameron son épouse s'est évertuée à promouvoir, s'est du coup écornée. Quoique cette confession pourrait traduire l'image de l'Homme moderne derrière sa machine à pain. Le Tory, toujours affublé d'un style etonien, avec ses pulls couleur crème, ses chemises blanc cassé ou complets bleu foncé, peut se racheter une conduite auprès des foodies. A sa décharge, ce dernier a été un vif défenseur du mouvement slow-food, dès son lancement en 2006. Présent dans les halles du Borough Market, il avait tout d'un fin gourmet.
Mais ses concurrents sont de taille à l'affronter pour le titre de grand politicien gourmet. Nick Clegg, dirigeant du parti libéral démocrate mangerait des mangues et du porridge au petit-déjeuner. Nick Griffin leader du British National Party cuisinerait du chili aux membres de son équipe. Quant à Gordon Brown, il se délecterait de repas du terroir: les tourtes à la viande, la purée de pommes de terre, le crumble à la pomme et aux mûres de sa mère, des légumes avec des copeaux de mozzarella... selon les dires des livres de cuisine. Ces habitudes alimentaires infléchiraient t elles le sort des candidats? Rien n'est sûr. Le débat télévisé de jeudi soir positionne Nick Clegg en grand favori, derrière Cameron et Brown.
David Cameron changerait t il la donne s'il déposait son robot electroménager aux encombrants, ou participait à un meeting avec Jamie Oliver contre l'obésité... Le temps où Brown mangeait du fish and chips avec Tony Blair semble être derrière lui, mais il n'est jamais trop tard pour se rabibocher avec les foodies! source:http://www.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/food_and_drink/article7097363.ece

jeudi 8 avril 2010

les foodies, toqués du "cheese"!

D'où vient cette manie de photographier son snack, son plat avant de planter sa fourchette?
Les foodies, les fous de nourriture, sont de plus en plus sensibles à la photographie et dégainent vite leurs appareils photos pour poster ensuite leurs images sur des blogs et forums... Cette communauté se manifeste dans de nombreux réseaux sociaux, un groupe très actif nommé "i ate this" (j'ai mangé ça) compte pas moins de 19 000 adhérents et 300 000 photographies postées sur www.flickr.com/groups/i_ate_this. Les Américains sont les premiers concernés par cette tendance. Un chroniqueur culinaire Tucker Shaw s'est offert un petit caprice: publier toutes les photos de repas et boissons consommés en une année dans "Everything i ate: a year in the life of mouth" ( tout ce que j'ai mangé)... Une démarche excessive, narcissique, excentrique? Selon , l'auteur de ce livre culinaire, l'oeuvre traduit des aspects de sa personnalité... Ainsi il s'agirait donc d'une autobiographie revisitée!

Le show-off, la sur-exposition de ses encas, peut dévier et tourner en une obsession, voire même un toc. Un homme aurait laissé sa femme au restaurant pour retourner chez lui chercher son appareil numérique. Pour d'autres, cette excentricité est calculée. Un moyen de contrôler sa nourriture, de compter le nombre de calories dans son assiette. Une Américaine, vedette depuis le lancement de son blog http://noraleah.com/, s'est lancée dans cette addiction assumée en postant son premier billet sur sa résolution de faire un régime. Son billet sur sa salade a succédé à une série de billets sur ses plats et des petits commentaires et même un article dans le New-York Times... Une belle façon déguisée de parler de soi, sans être taxée de narcissique?